Stéphane de Gérando /compositeur
|
Présentation des oeuvres
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||
Oeuvres pour orchestre ou ensemble instrumental
Choeur (avec ou sans électronique)
|
Extrait audio
|
L'opéra de glace (2008) « [...] effluve transparence unit la marche, |
|
sixEXonePENsevenSIONfour (2007) « L’origine du matériau musical est liée au hasard et son processus de développement est déterministe ». |
|
sixEXonePENsevenSIONfour (2006) « L’œuvre joue sur les notions de limites et de seuils : limites d’une relation de la notation à son interprétation instrumentale, équilibre instable de l’électronique, seuil entropique de l’information perçue, dislocation du temps et recomposition de la mémoire ». |
|
Ce que tout cadavre devrait savoir (1996) « Cet extrait d’un poème d’Adrian Miatlev (1910-1964), Ce que tout cadavre devrait savoir, marquait l’envie d’intégrer un poème dans une œuvre musicale. Le texte comporte une signification « réaliste » et intentionnelle. Juxtaposer à cette densité signifiante une indétermination, une autonomie de la forme, du matériau et de la « signification musicale » provoquerait un choc entre des conceptions et des sensations opposées. Par ailleurs, je ne cherchais pas d'emblée à élaborer un processus entièrement automatique. L'automatisme et l'intuition étaient juxtaposés sans nécessairement privilégier un ordre ou un degré d'utilisation. La démarche n'était pas non plus réductible à une approche instinctive puisque j’agissais grâce à l'expérience acquise. Cet aller-retour entre des procédés formalisés et l'intuition mettait en valeur, à la lumière de la première expérience, une dislocation des cadres en quittant une procédure unique et séquentielle ». S. de Gérando, extrait de Trajectoire Oblique, icarEditions, 2006. |
|
Virtualité et conscience du vide (1993) « La notation rythmique du trio n'est pas traditionnelle : les barres verticales forment des points de repère représentant un mètre invariant (qui, au début, est laissé au choix du violoniste, « Le plus rapide possible »), tandis que les notations de durées sont des chiffres rationnels extraits de l'échelle élémentaire des durées. L'appréhension de la durée devenait une entité indépendante libérée de la mesure, combinatoire et sensation sonore étant communément associées au sein du formalisme. […] Si l'on analyse le geste global de la pièce en rapport avec le titre de l'oeuvre, « la conscience du vide » s'est façonnée sans préméditation toujours consciente à l'aide de systèmes à la fois clos, indépendants et combinés. L’écoute de l’œuvre introduit un parcours en boucle directionnelle : nous avançons vers notre présent comme si le temps futur était anéanti dans une forme de retour vers soi ». S. de Gérando, extrait de Trajectoire Oblique, icarEditions, 2006. |
|
Musique pour église, pécheur d’amour, le Christ et moi (1990) « L'oeuvre utilise une double combinatoire du spectre et de la série modifiée harmoniquement par une variation progressive des intervalles ou des ambitus de hauteurs. Cette musique est particulièrement lente, une lenteur associée à un espace qui se contracte imperceptiblement et de manière inexorable dans l’aigu. Chaque durée des respirations des instrumentistes est notée sur la partition pour participer au contrôle et à l’écoute de ce temps ralenti, biorythme presque arrêté semblable aux expériences d’apnée prolongée ». S. de Gérando, extrait de Trajectoire Oblique, icarEditions, 2006. |
a/ Instrumentale avec ou sans électronique
|
sixEXonePENsevenSIONfour (2007) « L’engendrement de l’œuvre se construit avec l’idée d’un centre initial qui n’existera plus une fois l’oeuvre terminée. Le centre pourrait être incarné par le temps zéro ou le temps de l’origine qui a permis à la matière sonore de prendre forme grâce au premier instant de l’écriture. Puis le processus de composition se développe en remontant dans le passé et en écrivant l’avenir au même moment, sans que ces deux états soient prédéterminés. Très concrètement, sur la partition originale, je reviens progressivement vers le début de l’œuvre (« écriture à l’envers ») et au même moment je poursuis son développement, sans avoir l’idée de début et de fin puisque l’origine du temps est progressivement oubliée ». S. de Gérando, extrait de Trajectoire oblique, IcarEditions 2006. |
|
Du sens au sens (1994) « L’œuvre étant dédiée à P. Y. Artaud, j’imaginais une sorte de bloc sonore offert à la virtuosité et à la puissance de l'interprète, une pièce confrontée au temps et à la signification. […] L’interprète traduit une musique ayant une direction dont on ne saisit pas la signification causale et encore moins le but à atteindre, à moins de ressentir cette absence de finalité comme un déterminisme de la forme ». S. de Gérando, extrait de Trajectoire oblique, IcarEditions 2006. |
|
Hommage à Bach (1996) L'absence peut parfois signifier une présence. Cette oeuvre de 59' secondes est composée à partir d'un choral de Bach extrait de La passion selon St Jean de J. S. Bach. |
|
Metathesis (1988) « Metathesis est né d’un travail sur la matière sonore liée à un geste pianistique exprimé dans le grave au début de la pièce. L’idée de cette composition est résumée dans son titre traduisant à la fois la notion de transformation dynamique et de stabilité ». S. de Gérando, extrait de programme du Festival Ars Musica 1992. |
b/ Electroacoustique
|
Binaurale – version étude électronique 1 (1999) « Binaurale est œuvre entièrement réalisée grâce à l’ordinateur. Les sons ont été élaborés de manière synthétique avec des procédures de contrôle de la synthèse sonore oscillant entre déterminisme et hasard. D’une certaine manière , l’algorithme propose et le compositeur dispose. L’espace, le timbre, les hauteurs participent grâce au programme à l’écriture de l’œuvre. Rien n’est ici prédéfini et l’enjeu consiste à lier technique et imaginaire, l’élaboration du processus de contrôle de la synthèse devenant un des axes principaux de l’écriture musicale ». S. de Gérando, note de programme, Muret 1999. |
|
Intumescence – version bande (1999) « Une des premières constatations était l'intégration d'une matière sonore hétérogène qui n'était pas toujours perçue consciemment par l'auditeur. Les deux premières séquences enchaînent bruits de foule et pizzicati de cordes [...], une autre séquence superpose une phrase de clarinette avec un bruit grave ralenti (temps 1'34) ou des cris (temps 6’35), une ambiance synthétique (sons granuleux) cède brutalement la place à une écriture purement instrumentale (temps 3'03)... ». S. de Gérando, extrait de Trajectoire oblique, IcarEditions 2006. |
|
|